Cercles Penser Libre

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Les cercles "Penser Libre" .

...Les comptes rendus

Mercredi 5 Avril 2006, c'est avec honneur que nous avons eu la visite du Professeur émérite Jacques Garello au sein de notre cercle pour nous discuter des véritables enjeux de la mondialisation.

Jeudi 30 Mars 2006 nous avons organisé une conférence exceptionnelle en partenariat avec nos amis de l'association Liberté Chérie. C'est en effet Gilbert Bougi, le Doyen Jean Pierre Centi et Jean François Noubel porteur d'un projet de monnaie électronique, qui nous ont présenté devant presque 200 personnes, les enjeux de la monnaie électronique.

Mercredi 22 Mars 2006, cette séance fût consacrée à un sujet libertarien par excellence puisqu'il s'agissait de défendre les undéfendables, titre que l'on doit à l'économiste Walter Block, sujet cher à Serge Schweitzer qui est venu défendre quelques uns de ces thèmes comme le dealer, la prostituée, le maquereau...

Mercredi 15 Mars 2006, alors que la crise du CPE faisait rage, les libéraux gardaient leur sang froid, toujours animé par cette soif de réflexion. La discussion portait ce jour-ci sur les droits sociaux en présence du Professeur Joseph Pini.

Mercredi 1er Mars 2006 nous avons aborder le sujet de l'économie de l'environnement à travers les solutions innattendues apportées par l'économie de marché. En sa qualité de spécialiste sur ces questions, Valérie Brun nous exposa les tenants et aboutissants de cette démarche qui commence à prendre forme de ce côté de l'Atlantique.

Mercredi 30 Novembre 2005, nous avons accueilli Emmanuel Martin, chercheur en économie dans le domaine de l'évolution des institutions et du processus économique. Nous avons pu apprécier une présentation qui portait sur "Le mal français", envisagé sous l'angle de l'analyse institutionnelle, mettant en avance un manque de prise de responsabilité de la part de certains citoyens.

Mercredi 23 Novembre 2005, il nous a semblé intéressant de réfléchir sur le rôle de l'entrepreneur dans la société actuelle. En fait, souvent mal comprise, parfois décriée, la fonction entrepreneuriale est pourtant au coeur du processus de marché. Le Professeur Pierre Garello a su nous sa connaissance sur ce sujet essentiel pour comprendre les évolutions de nos sociétés.

Le mercredi 9 Novembre 2005 eut lieu une conférence portant sur un sujet important pour les libéraux qui est la justice sociale. A cette occasion, Gérard Bramoullé fit une intervention très concise nous précisant les différentes conceptions et positions des libéraux sur ce sujet, tout en étudiant les avantages et inconvénients de ces différentes visions...lire.

Le mercredi 26 Octobre 2005 a eu lieu une rencontre sous forme de débat, et la réflexion portait sur le désintérêt vis-à-vis de la politique. Nous mettons à votre disposition un compte rendu des discussions qui se sont tenues durant une heure et demi.

 

 

...En deux mots

------Pour vous présenter ces cercles en deux mots, j'aimerais évoquer rapidement pourquoi nous avons décidé de les organiser. Premièrement, et de manière tout à fait logique, c'est l'absence de ce genre de rencontre qui nous a inciter à occuper ce marché, si je puis dire. Ayant ressenti de la part des étudiants un besoin de débattre et d'approfondir leurs réflexions sur certains sujets, il fallait alors offrir cette possibilité de se réunir afin de profiter des connaissances de chacun dans divers domaines. Et c'est je pense l'intérêt de placer ces rencontres sous l'angle de la pluridisciplinarité car à chaque question, la philosophie, l'économie, le droit, nous apportent des éléments de réponse amenant à une réflexion certainement plus précise et plus profonde sur le sujet étudié.

-----Outre l'aspect pluridisciplinaire suscitant un des intérêts de ce genre de rencontre, notre désir est de répondre à un certain désintérêt vis-à-vis de la chose publique. Et s'il existe de nombreuses causes et explications à ce phénomène, nous voudrions mettre l'accent sur la mise en garde de Tocqueville sur les dérives d'un système démocratique. L'égalisation des conditions qui s'opère depuis un certain temps dans nos démocraties modernes conduit de plus en plus à se désintéresser de la chose publique, celle-ci étant laissée à un pouvoir tutélaire, maternant ses citoyens à mesure qu'il déploie ses tentacules, ne faisant moins appel au libre arbitre qu'à une certaine façon de penser pré formatée. C'est ainsi qu'à chaque problème, le premier des réflexes est de se tourner vers ce pouvoir pour trouver une solution, réussissant à détruire petit à petit ces liens tissés par la société civile, rompus par l'intrusion du monopole de la coercition dans chaque relation entre individus. On s'en remet donc au gouvernement qui offreur de protection nous assure la sécurité au prix de nos libertés. C'est ce dilemme qui fût déjà mis en avant par Hayek dans La route de la servitude . A savoir qu'à chaque intrusion de la réglementation étatique dans la vie économique, c'est une intrusion dans la vie privée et donc dans la sphère individuelle.

-----S'occupant de la sécurité, souvent à la recherche du risque nul, l'excès réglementaire résultant du processus démocratique conduit à déresponsabiliser l'individu. Alors que la responsabilité favorise la réflexion et nécessite le jugement précédent la décision, la déresponsabilisation n'implique plus nécessairement l'usage de la raison. Parce que l'on ne prend plus la peine d'analyser, de porter un regard critique, de décortiquer ce que l'on nous dit, au final de porter un jugement. Ces cercles auront pour objectif de prendre les problèmes qu'ils soient pratiques ou théoriques, à travers le regard critique et de juger les solutions proposées grâce à l'usage de notre raison. Afin de ne pas être victime des discours inquisiteurs qui par des effets rhétoriques ne suscitent que le ressentiment plutôt que le raisonnement, ce qu'écrivait le philosophe Jean François Mattéi «  A s'indigner de tout, on ne se soucie plus de rien et on suit le fil d'une vie dont n'attend plus grand-chose  ».

-----Ainsi au fil de ces rencontres nous allons essayer de réfléchir à des solutions émanant de la sphère privée, favorisant l'initiative individuelle plutôt que la prise en charge étatiste. Voir en quoi une gestion privée amène souvent à des solutions plus intéressantes d'un point de vue de l'efficacité, mais aussi, et surtout, d'un point de vue moral et social.

L.A.

 

 

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